<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title></title>
	<atom:link href="http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://maxfullenbaum.com/blog</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Aug 2010 10:28:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>Modiano, Woody Allen, Coluche.</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=64</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=64#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 10:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Modiano Zelig Woody Allen Coluche place de l'étoile Sartre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=64</guid>
		<description><![CDATA[Lire pour la première fois en 2010 &#171;&#160;la place de l&#8217;étoile&#160;&#187;, roman de Patrick Modiano paru en 1968, est un privilège car il permet de relier ce livre à des oeuvres qui lui sont postérieures. Nous savons que la place de l&#8217;étoile est un haut lieu de la circulation parisienne où tout tourne autour d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lire pour la première fois en 2010 &laquo;&nbsp;la place de l&#8217;étoile&nbsp;&raquo;, roman de Patrick Modiano paru en 1968, est un privilège car il permet de relier ce livre à des oeuvres qui lui sont postérieures.<br />
Nous savons que la place de l&#8217;étoile est un haut lieu de la circulation parisienne où tout tourne autour d&#8217;un monument, l&#8217;Arc de Triomphe, avec un espoir de sortie des plus précaires&#8230;<br />
Dans le livre de Modiano, tout tourne, sans espoir messianique de sortie, autour d&#8217;un bloc, celui que l&#8217;auteur érige avec les idées reçues de l&#8217;antisémitisme et plus particulièrement celles concernant un individu juif porteur, d&#8217;une manière presque minérale, de tous les sédiments qui ont pu, au cours des siècles, par stratifications successives, s&#8217;amasser dans son corps au point de le transformer en une argile  sur laquelle on peut mouler toutes les frustrations. Cette plasticité du juif affecte sa conduite comme le voulait Jean-Paul Sartre et le héros de Modiano illustre cette faculté expérimentale par des travaux pratiques. On songe au Zélig de Woody Allen (1983), dont le mimétisme complètement assumé, lui permettait de se retrouver, de fil en aiguille, dans l&#8217;entourage d&#8217;Adolf Hitler comme le juif de Modiano se retrouve dans celui de la Gestapo.<br />
La seule contrainte de ce livre est que sa virtuosité réclame une finesse au-dessus de nos moyens habituels et que ce survol au dessus de nos possibilités peut se retourner contre lui à la manière des premiers sketchs de Coluche qui nous ont mis si mal à l&#8217;aise. Mais comme pour les premiers sketchs de Coluche, il convient, après un moment de tétanie, de mesurer la portée de ce qui est écrit  pour en goûter, avec un léger temps de retard, toute l&#8217;amertume.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=64</wfw:commentRss>
		<slash:comments>23</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La rafle, film de Roselyne Bosch.</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=59</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=59#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 May 2010 16:37:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Vel d'Hiv Roselyne Bosch 16 juillet 1942 la rafle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=59</guid>
		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai lu, sur ce film, qui retrace la rafle des juifs et notamment des enfants (on n&#8217;allait pas s&#8217;encombrer avec eux) par la police française les 16 et 17 juillet 1942, que les critiques de la revue Télérama. A deux reprises (ce fut une forme d&#8217;acharnement que cette force de dissuasion renouvelée pendant deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai lu, sur ce film, qui retrace la rafle des juifs et notamment des enfants (on n&#8217;allait pas s&#8217;encombrer avec eux) par la police française les 16 et 17 juillet 1942, que les critiques de la revue Télérama. A deux reprises (ce fut une forme d&#8217;acharnement que cette force de dissuasion renouvelée pendant deux semaines), ces critiques ont tenté de me dissuader d&#8217;aller voir ce film et ce d&#8217;une manière particulièrement grossière notamment l&#8217;article de Julie Benabent en seconde semaine qui portait comme incise &laquo;&nbsp;et si on passait à autre chose&nbsp;&raquo;.  On ne saurait mieux dire et pourtant on a mieux dit dans le récapitulatif mensuel de ce journal où &laquo;&nbsp;la rafle&nbsp;&raquo; a été classée dans la rubrique &laquo;&nbsp;bof&nbsp;&raquo; sans que personne ne mesure l&#8217;horreur de cette classification.<br />
Je ne discuterai pas, en esthète, des qualités et des défauts de ce film. ce n&#8217;est pas mon propos. Ses défauts sont évidents mais on ne peut lui dénier sa vérité historique (Serge Klarsfeld est le conseiller historique du film), malgré la concurrence des historiens. Cela aurait dû, pour le moins, freiner l&#8217;ardeur destructrice de certains commentateurs.<br />
Heureusement, pour en quelque sorte sauver l&#8217;honneur, j&#8217;ai lu sur des blogs que des jeunes gens avaient été bouleversés en apprenant des faits qu&#8217;ils ignoraient et que relatait ce film.<br />
Après avoir vu à mes risques et périls la Rafle, je suis intervenu sur le blog du Monde pour dire la pensée que m&#8217;avaient inspirée tout à la fois le film et ses féroces détracteurs :</p>
<p style="text-align: center;">&laquo;&nbsp;L&#8217;Art pour l&#8217;Art, c&#8217;est bien mais l&#8217;empathie, c&#8217;est mieux&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=59</wfw:commentRss>
		<slash:comments>27</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Extinction de Thomas Bernhard lu par Serge Merlin.</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=55</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=55#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 May 2010 15:01:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Bernhard Serge Merlin Extinction]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=55</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai connu &#171;&#160;Extinction&#160;&#187; de Thomas Bernhard à la suite de la lecture de Serge Merlin retransmise par France Culture. J&#8217;ai été tétanisé par la qualité de cette lecture. Après avoir lu le livre, je suis allé à Paris, au théâtre de la Madeleine,écouter Serge Merlin et le voir en chair et en os. Spectacle rare [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai connu &laquo;&nbsp;Extinction&nbsp;&raquo; de Thomas Bernhard à la suite de la lecture de Serge Merlin retransmise par France Culture. J&#8217;ai été tétanisé par la qualité de cette lecture. Après avoir lu le livre, je suis allé à Paris, au théâtre de la Madeleine,écouter Serge Merlin et le voir en chair et en os. Spectacle rare où le silence qui suit la fin de la représentation vous interdit d&#8217;applaudir tellement vous avez peur de rompre un état de grâce aussi intense que précaire. Une telle qualité de silence, je ne l&#8217;avais pas ressentie depuis &laquo;&nbsp;Terre étrangère&nbsp;&raquo; de Schnitzler, vue au théâtre des Amandiers, il y a très longtemps. Entendre Serge Merlin vous contraindre de deviner certains mots à peine prononcés par l&#8217;intensité du contexte vocal dans lesquels il les place, relève de l&#8217;exploit d&#8217;un virtuose musical.<br />
Il est vrai que le monologue de Thomas Bernhard est un chef d&#8217;oeuvre tant sur le plan de la forme que du fond. L&#8217;écriture de cette biographie qui s&#8217;éteint dans le même temps qu&#8217;elle s&#8217;énonce démontre de manière magistrale que la vie n&#8217;est pas mais qu&#8217;elle devient et qu&#8217;elle devient mort au terme d&#8217;un tourbillon. La violence nourrit la création et elle est salvatrice pour l&#8217;écrivain qui puise en elle la force de regarder en face la dégénérescence, celle de ceux parmi lesquels il aura, à contrecoeur, vécu et la sienne propre qu&#8217;il ne peut absoudre que par le don.<br />
Le panache de Cyrano n&#8217;est pas loin.<br />
Lire et entendre enfin, dans cette époque de consensus, l&#8217;opinion tranchée  d&#8217;un auteur s&#8217;engageant corps et âme, corps parce que la langue de Thomas Bernhard est charnelle, qu&#8217;elle  prend,  enlace,  fascine, vomit, et âme parce que cette langue de l&#8217;implacable rejet place très haut l&#8217;exigence morale et la fidélité aux principes, et par là, vous sauve, sans coup férir, vous lecteur, vous auditeur, d&#8217;une paralysante léthargie.</p>
<p>P.S. : La traduction française de Gilberte Lambrichs est de grande qualité.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=55</wfw:commentRss>
		<slash:comments>39</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;attrape-coeurs (The Catcher in the Rye) de Salinger, une ascension&#8230;</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=49</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=49#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 11:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Salinger l'attrape-coeurs the Catcher in the Rye]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=49</guid>
		<description><![CDATA[Je viens de lire, 57 ans après sa parution en France, l&#8217;attrape-coeurs de J.D. Salinger, traduit par Jean-Baptiste Rossi. Certes, je ne suis pas en avance mais j&#8217;ai l&#8217;avantage de pouvoir affirmer, du fait de mon âge, que ce livre ne s&#8217;adresse pas aux seuls adolescents puisqu&#8217;il m&#8217;a subjugué. Je n&#8217;ajouterai pas, avec un tel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de lire, 57 ans après sa parution en France, <em>l&#8217;attrape-coeurs</em> de J.D. Salinger, traduit par Jean-Baptiste Rossi.<br />
Certes, je ne suis pas en avance mais j&#8217;ai l&#8217;avantage de pouvoir affirmer, du fait de mon âge, que ce livre ne s&#8217;adresse pas aux seuls adolescents puisqu&#8217;il m&#8217;a subjugué.<br />
Je n&#8217;ajouterai pas, avec un tel retard de lecture dont je ne suis pas fier, une analyse à toutes celles qui existent depuis longtemps.</p>
<p>Je me bornerai à refuser de parler de la <em>chute</em> d&#8217;Holden comme je l&#8217;ai souvent lu, d&#8217;abord pour une raison topographique car si Holden était <em>en</em> <em>bas</em> parce qu&#8217;il aurait chuté, il ne pourrait revendiquer d&#8217;être <em>en haut</em> et  justifier de son titre de <em>Catcher in the Rye</em>.</p>
<p>Plus intensément cependant, cette idéologie de la &laquo;&nbsp;chute&nbsp;&raquo; (<em>à la David Copperfield</em>) me rangerait dans le camp de ce &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; Professeur Antolini, double positif du Professeur Spencer , et  je refuse d&#8217;intégrer cette unité dialectique et cette symétrie du moins et du plus.<br />
Car je discerne dans<em> l&#8217;attrape-coeurs</em> d&#8217;autres voies (voix?), celles qui jouent dans les interstices des pensées tranchées, notamment celle de <em>l&#8217;ascension</em> de Holden qui lui permet, en dépit de toutes les atteintes à sa sensibilité, de parvenir à confier à un magnétophone ce récit éthique du refus de la compromission, éthique utopique et cependant confirmée dans les faits par l&#8217;attitude intransigeante de l&#8217;auteur dans sa vie personnelle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=49</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une découverte : le violon de Rothschild</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=46</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=46#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 14:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=46</guid>
		<description><![CDATA[La chaîne Mezzo m&#8217;a permis de découvrir le violon de Rothschild. Le violon de Rothschild, c&#8217;est d&#8217;abord une nouvelle d&#8217;Anton Tchekov, paru en 1894, que Benjamin Fleischmann a mise en musique, sur le conseil de son Maître, Dimitri Chostakovitch, lors du siège de Leningrad, en 1941, avant d&#8217;être tué lors des combats. A la fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La chaîne Mezzo m&#8217;a permis de découvrir le violon de Rothschild.<br />
Le violon de Rothschild, c&#8217;est d&#8217;abord une nouvelle d&#8217;Anton Tchekov, paru en 1894, que Benjamin Fleischmann a mise en musique, sur le conseil de son Maître, Dimitri Chostakovitch, lors du siège de Leningrad, en 1941, avant d&#8217;être tué lors des combats. A la fin de la guerre, Chostakovitch réalise l&#8217;orchestration de l&#8217;oeuvre de son élève malgré l&#8217;opposition des autorités mais ne peut la faire jouer.<br />
En 1996, Edgardo Cozarinsky poursuit cette transmission d&#8217;homme à homme, de génération en génération, et réalise un film au cours duquel on peut entendre l&#8217;opéra de Fleischmann, spécialement enregistré pour le film, dans son intégralité.<br />
Actes Sud, en novembre 1996, publie la nouvelle de Tchekov, accompagnée du synopsis du film de Cozarinsky et enrichi de ses commentaires.<br />
Il m&#8217;appartient donc, en tant que lecteur contemporain de la nouvelle, d&#8217;auditeur de l&#8217;opéra et de spectateur du film, de prendre le relais de cette transmission dédoublée.<br />
Vous faire part d&#8217;abord de l&#8217;émotion. Entendre pour tout commentaire sur des images d&#8217;actualité des périodes nazies ou soviétiques reliées entre elles, le chant de l&#8217;innocent de Boris Godounov produit une émotion insurpassable. Cela confirme d&#8217;ailleurs ce que nous dit Fleischmann au cours du film : la musique dit une vérité que les paroles ne peuvent pas ou n&#8217;osent pas dire.<br />
Le film de Cozarinsky mélange la narration d&#8217;une histoire reconstituée avec des images d&#8217;actualité qui s&#8217;insèrent dans la narration et font corps avec elle. Elles servent de &laquo;&nbsp;fond&nbsp;&raquo;, de fondement collectif à l&#8217;histoire singulière de Fleischmann et de Chostakovitch. L&#8217;opéra reconstitué, lui même, est une parenthèse anachronique au sein du récit, qui fait du violon le symbole d&#8217;une permanence constamment menacée par les hommes, leurs actes, leurs pensées. Au milieu d&#8217;un monde qui change, au milieu des hommes qui se combattent, qui meurent en  héros, en lâches, en soumis, en collaborateurs, en bourreaux, en martyrs, il faut préserver le violon, faire en sorte qu&#8217;il poursuive son chant parce que ce chant devient la tombe de ceux qui ont disparu sans la moindre sépulture.<br />
Comme dans une pièce de Brecht, par le biais d&#8217;images d&#8217;archives sonnant le glas, Cozarinsky nous tient à distance. Le dédoublement de la transmission pose question à notre propre dédoublement. Face à perpétuation toujours possible de l&#8217;infâme, resterons nous témoins du film qui se déroulera devant nos yeux ou deviendrons-nous acteurs quand il nous appartiendra de jouer notre propre rôle pour préserver le violon que chacun de nous porte entre ses mains ?</p>
<p>P.S. : le DVD de ce très beau film semble malheureusement introuvable, (pourquoi?), seul est disponible le livre d&#8217;Actes Sud.</p>
<p>P.S. (bis) : J&#8217;apprécie aussi que ce film français parle russe avec le français en sous-titre. Quel bel exemple d&#8217;une identité nationale magnifiée !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=46</wfw:commentRss>
		<slash:comments>42</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ouragan de la vengeance de Monte Hellman</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=41</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=41#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 11:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Niccholson]]></category>
		<category><![CDATA[Monte Hellman]]></category>
		<category><![CDATA[ouragan de la vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=41</guid>
		<description><![CDATA[Commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le 2 mai 2008 sous le titre : un western politique, l&#8217;ouragan de la vengeance. Que nous dit ce film ? Qu&#8217;il n&#8217;est pas bon de se trouver sur le chemin de l&#8217;Histoire, celle qui nous dépasse, qui broie les destins individuels. Et pourtant nous y sommes, coincés entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le <strong>2 mai 2008</strong> sous le titre : un western politique, <em>l&#8217;ouragan de la vengeance</em>.<br />
Que nous dit ce film ? Qu&#8217;il n&#8217;est pas bon de se trouver sur le chemin de l&#8217;Histoire, celle qui nous dépasse, qui broie les destins individuels. Et pourtant nous y sommes, coincés entre deux feux. Il n&#8217;est pas question de se disculper, de clamer son innocence, la balle court trop vite, elle ne laisse aucun laps de temps à la parole. Alors, il faut fuir, se sortir du guêpier, l&#8217;exode est la seule solution. Mais voilà, on ne rencontre pas un Juste à chaque coin de rue, on rencontre plutôt des braves gens qui se font, par méconnaissance, les exécutants de l&#8217;Histoire. Du coup, la cascade des évènements imprévus vous transforme vous, en acteurs de l&#8217;Histoire et, contre votre gré, vous tuez&#8230;<br />
Seul un geste de solidarité vous permettra de vous extraire de cette tragédie, celui de votre compagnon d&#8217;infortune blessé qui, par son sacrifice, retardera les assaillants en vous permettant de disposer de ce temps qui vous a si cruellement manqué tout au long de ce drame, pour fuir la folie meurtrière des hommes&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=41</wfw:commentRss>
		<slash:comments>53</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The shooting de Monte Hellman</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=39</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=39#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 11:18:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Niccholson]]></category>
		<category><![CDATA[Monte Hellman]]></category>
		<category><![CDATA[the shooting]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=39</guid>
		<description><![CDATA[commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le 1° mai 2008 sous le titre : un film initiatique, the shooting. Enfin un film qui exige beaucoup d&#8217;attention du spectateur comme le voulait Marcel Duchamp quand il disait que c&#8217;est le regardeur qui fait le tableau. Ici, le regardeur fait le film, il doit garder en mémoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le <strong>1° mai 2008</strong> sous le titre : un film initiatique, <em>the shooting</em>.<br />
Enfin un film qui exige beaucoup d&#8217;attention du spectateur comme le voulait Marcel Duchamp quand il disait que c&#8217;est le regardeur qui fait le tableau. Ici, le regardeur fait le film, il doit garder en mémoire tous les détails de ce qui se dit, surtout au début, ce n&#8217;est pas trop difficile, ce film n&#8217;est pas bavard.<br />
Ensuite, fort des quelques informations qu&#8217;il aura retenues, il pourra suivre les personnages sur leur chemin de vie, deviner le motif qui les pousse à se déplacer sans raison apparente dans un paysage désertique où ils affrontent, assoiffés d&#8217;on ne sait trop quoi, une mort qui les englue un à un jusqu&#8217;à la conclusion boomerang où le drame nous éclate à la figure et où il ne faut pas se laisser prendre de vitesse (car ça va vite) au point de perdre de vue un détail, surtout vestimentaire, éclaircissant ce qui s&#8217;est tramé à notre insu tout au long du film.<br />
Hébétés mais avertis, nous admirerons alors cette dernière image où Jack Niccholson, fantôme chancelant, se dilue insensiblement dans le blanc du paysage&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=39</wfw:commentRss>
		<slash:comments>28</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anything else de Woody Allen</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=35</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=35#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 10:48:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=35</guid>
		<description><![CDATA[Commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le 14 décembre 2003 sous le titre : la transmission. Un homme âgé, dont les forces déclinent, tente de livrer à un jeune homme, pour lui une espèce de fils adoptif, la synthèse de toutes ses expériences accumulées sur les femmes, les hommes, la société afin de lui transmettre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaire paru sur le site d&#8217;Amazon le <strong>14 décembre 2003 </strong>sous le titre : la transmission.</p>
<p>Un homme âgé, dont les forces déclinent, tente de livrer à un jeune homme, pour lui une espèce de fils adoptif, la synthèse de toutes ses expériences accumulées sur les femmes, les hommes, la société afin de lui transmettre la possibilité de le relayer non seulement sur le plan de la conscience du monde mais aussi sur celui du transfert de l&#8217;énergie nécessaire à la transformation d&#8217;une pensée en acte.</p>
<p>Pour le jeune homme, il s&#8217;agit d&#8217;une difficile initiation tendant à lui faire recouvrer son indépendance et sa vérité personnelles, indépendantes des manipulations de toutes sortes, en essayant de comprendre les raisons de l&#8217;Autre qui pense différemment de lui. Cette prise de conscience, évidente à la fin du film où le jeune homme se pose enfin les vraies questions, donne à penser qu&#8217;il disposera désormais des moyens de se construire lui-même lorsque le vieil homme ne sera plus à ses côtés.</p>
<p>Ce film est le pendant de <em>Manhattan</em>. C&#8217;est donc un grand film de Woody Allen.</p>
<p>Dans <em>Manhattan</em>, une adolescente faisait prendre conscience à un adulte des choses importantes de la vie, dans <em>anything else</em>, c&#8217;est cet adulte devenu vieux qui, à son tour, transmet son savoir dans ce qu&#8217;il a de plus essentiel à un homme jeune.</p>
<p>Ainsi, d&#8217;un film à l&#8217;autre, la boucle est bouclée.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=35</wfw:commentRss>
		<slash:comments>56</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La voix dans le débarras (the voice in the closet) de Raymond Federman</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=32</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=32#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 10:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=32</guid>
		<description><![CDATA[Ci-dessous, commentaire rédigé sur le site d&#8217;Amazon le 27 septembre 2002 sous le titre : une poésie mâchefer. Lorsque de grands écrivains ont évoqué la Shoah, ils l&#8217;ont fait dans le langage même qui avait permis la conceptualisation de cette horreur. Une horreur qu&#8217;un style classique ne peut qu&#8217;amoindrir puisqu&#8217;il traduit cette horreur en termes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Ci-dessous, commentaire rédigé sur le site d&#8217;Amazon le <strong>27 septembre 2002</strong> sous le titre : une poésie mâchefer.</p>
<p style="text-align: left;">Lorsque de grands écrivains ont évoqué la Shoah, ils l&#8217;ont fait dans le langage même qui avait permis la conceptualisation de cette horreur. Une horreur qu&#8217;un style classique ne peut qu&#8217;amoindrir puisqu&#8217;il traduit cette horreur en termes humains. Or il s&#8217;agit de dire l&#8217;inhumain de l&#8217;humain et cela ne se peut qu&#8217;avec un langage qu&#8217;on va chercher au plus loin des âges, un langage télescopé plus proche de la voix que de l&#8217;écrit, la voix qui crie, la voix qui hurle, la voix qui donne de la voix au papier imprimé&#8230;<br />
Le prodige poétique que réalise Federman est de créer ce véritable langage de l&#8217;horreur où les mots se coincent, se recroquevillent, se cachent comme lui-même le fut dans ce débarras où ses parents l&#8217;avaient jeté pour échapper aux nazis qui venaient les arrêter.<br />
Federman crée en quelque sorte une poésie mâchefer, poésie se souvenant de la flamme, poésie se souvenant de son incinération.</p>
<p style="text-align: left;">P.S. : Raymond Federman a rédigé une version anglaise de ce livre sous le titre de : the voice in the closet. Elle est, en général, associée à la version française.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=32</wfw:commentRss>
		<slash:comments>32</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Monte Hellman trahi et massacré : the shooting, projeté au festival du film de Vendôme</title>
		<link>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=27</link>
		<comments>http://maxfullenbaum.com/blog/?p=27#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 18:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[evenements]]></category>
		<category><![CDATA[Astrolabe]]></category>
		<category><![CDATA[Monte Hellman]]></category>
		<category><![CDATA[Orléans]]></category>
		<category><![CDATA[the shooting]]></category>
		<category><![CDATA[Vendôme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://maxfullenbaum.com/blog/?p=27</guid>
		<description><![CDATA[On n&#8217;arrête pas le progrès. Le jeudi 10 décembre 2009, je me suis rendu au Festival du film de Vendôme pour assister à une projection du film de Monte Hellman, &#171;&#160;the shooting&#171;&#160;, film que j&#8217;apprécie particulièrement et dont je possède le DVD mais je me faisais une joie de le voir pour la première fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On n&#8217;arrête pas le progrès.</p>
<p>Le jeudi 10 décembre 2009, je me suis rendu au <em>Festival du film de Vendôme</em> pour assister à une projection du film de Monte Hellman, &laquo;&nbsp;<em>the shooting</em>&laquo;&nbsp;, film que j&#8217;apprécie particulièrement et dont je possède le DVD mais je me faisais une joie de le voir pour la première fois dans une salle de cinéma.</p>
<p>La présentation du film par le festival m&#8217;avait intrigué et inquiété. En effet, il s&#8217;agissait, disait le programme, d&#8217;un <em>ciné-concert</em> (mais que je sache <em>&laquo;&nbsp;the shooting&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;est pas un film muet et il dispose déjà de sa propre musique voulue par le réalisateur) <em>revisité,</em> oui c&#8217;est bien ça <em>revisité</em> -c&#8217;est ambitieux- par &laquo;&nbsp;<em>la bande de beach boys écorchés que forme  French Cowboy</em>&nbsp;&raquo; mais j&#8217;ai été un peu rassuré par la qualification de &laquo;&nbsp;<em>the shooting&nbsp;&raquo;</em> comme un &laquo;&nbsp;<em>western bressonien</em>&nbsp;&raquo; et que de plus cette <em>&laquo;&nbsp;création</em>&nbsp;&raquo; (oui, oui, <em>création</em>, je ne me suis pas assez méfié de ce terme redondant) était réalisée en partenariat avec <em>l&#8217;Astrolabe d&#8217;Orléans</em>. Tant de talents conjugués ne pouvaient que servir l&#8217;oeuvre, me suis-je dit.</p>
<p>J&#8217;ai dû  déchanter dès le générique (où l&#8217;action débute sur le champ) car je me suis immédiatement aperçu que &laquo;&nbsp;<em>the shooting</em>&nbsp;&raquo; n&#8217;était que le prétexte d&#8217;un concert pour un public acquis à la cause de cette musique, et non à celle du cinéma. Avec ces fréquentes interventions totalitaires, le film se révélait complètement incompréhensible, écrasé qu&#8217;il était sous ce déferlement sonore.</p>
<p>Je doute qu&#8217;un spectateur, même lucide, voyant &laquo;&nbsp;<em>the shooting</em>&nbsp;&raquo; pour la première fois,  ait pu comprendre ou même ressentir quelque chose d&#8217;un film, tout en subtilités, lesté d&#8217;un pareil poids de décibels.</p>
<p>Le film de Monte Hellman, en effet, devenait, au fur et à mesure de sa projection, un prétexte servant de faire-valoir aux musiciens. Qui plus est, et summum de la trahison, la bande son du film était coupée pour ne laisser place qu&#8217;à cette improvisation musicale prioritaire et aux sous-titres français, les voix des acteurs ayant disparu pendant ce laps de temps.</p>
<p>Le pire de tout cela, c&#8217;est que la salle entière m&#8217;a semblé acquise à cette trahison, faite, sans aucun problème de conscience, sous l&#8217;égide d&#8217;un festival de cinéma.</p>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;impression, avec mon épouse, d&#8217;être dans la situation des héros de &laquo;&nbsp;<em>mortal storm</em>&nbsp;&raquo; de Borzage qui demeurent assis quand la salle entière se lève. C&#8217;est terrible.</p>
<p>Nous sommes partis à la fin de la séance quand tout le monde restait à attendre la suite d&#8217;un concert qu&#8217;un film ne perturberait plus.</p>
<p>En conclusion, puisqu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un western défini par ce festival comme <em>bressonien</em>, je ne doute pas que l&#8217;année prochaine, au festival de Vendôme, nous verrons &laquo;&nbsp;<em>Balthazar</em>&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;<em>les dames du Bois de Boulogne</em>&nbsp;&raquo; (dont on aura enfin coupé le sifflet)  <em>revisités</em> et<em> recréés</em> avec du rap, une fanfare ou, pourquoi pas, c&#8217;est ce que je préfèrerais, une kyrielle de femmes nues sur scène.</p>
<p>Ce sera épatant !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://maxfullenbaum.com/blog/?feed=rss2&amp;p=27</wfw:commentRss>
		<slash:comments>69</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

